Histoire



Un peu d’histoire…
C’est sur les bords de Garonne qu’à la fin du XIXème siècle est née la première société sportive PTT de France. C’est un groupe de jeunes facteurs qui en est à l’origine, et qui l’a fondée en 1898 sous le nom d’Union Cycliste des Postes et Télépgraphes de la Gironde.
Ernest RATTON, inspecteur au service du téléphone de Bordeaux, en fut le premier Président et sous son impulsion, la formidable aventure qui associe vélos, sport et PTT, commence avec des courses cyclistes de ville à ville, la première reliant Bordeaux à Libourne, le 15 mai 1898.
Ernest RATTON venait de lancer ce qui allait devenir une immense machine sportive. Dès 1906, en effet deux nouvelles sections, l’athlétisme et le football, s’ajoutent au cyclisme et l’union cycliste fait place à ‘Association Sportive, près de La Poste Centrale.
Le Président est Ernest DESTREM et le Secrétaire Général Henri ASTRADE dont la licence porte le numéro UN. Henri ASTRADE jouera un rôle important, à l’ASPTT dans le développement de ces premières sections. Les courses cyclistes pour leur part se multiplient, la dernière créée est Bordeaux-Arcachon.
L’ASPTT s’étoffe un peu en 1912 avec la création d’une section Rugby et surtout en 1913 avec l’ouverture de différentes activités nouvelles : le tennis, la boxe, l’escrime, le tir et la lutte.
1914, la mobilisation générale met en suspend les activités sportives mais dès la fin du conflit mondial, l’ASPTT prend un nouvel essor avec la création en 1920 des sections pelote basque, patinage à roulettes, natation et waterpolo. C’est aussi le premier titre national remporté par l’équipe de rugby, Championne de France de troisième série.
Dès lors, la machine est en marche, de 1923 à 1930 ce sont les nageurs qui vont offrir à l’ASPTT victoires sur victoires notamment grâce à Jean REBEYROL maintes fois vainqueur des traversées de Bordeaux, de Paris et de Bruxelles. Sept fois champion de france, il est aussi le premier athlète de l’ASPTT à participer aux Jeux Olympiques à Paris en 1924. Il est également capitaine de l’équipe de waterpolo avec CABANNE, les frères LALANNE, GADOU, LAGARECATTE et POUECH. Ils sont plusieurs fois Champions du Sud-Ouest, demi-finalistes du Championnat de France en 1927 pour la plus grande joie de leur principal supporter, le rugbyman Raphaël DURAS, le plus encien licencié de l’ASPTT, encore en vie.
1927 : c’est aussi la création d’une équipe féminine de Hockey sur gazon. L’année suivante, celle d’une section de hockey sur roulettes à l’nitiative du président Arthur AUGE, propriétaire du bar « Le Postal », lequel deviendra le nouveau siège social de l’ASPTT.
Parallèlement ce sont des années de gloire pour le patinage à roulettes avec plusieurs titres français, européens et même des records du monde obtenu par Eugène CAGNAC, Aurélien GADOU, Gaston DUVERDIER, Edgar DUFORT et Marcel COUTY, vice-champion d’Europe du 10kms sur piste à Wembley en 1938.
Dans les sports collectifs, le football se comporte honorablement, l’équipecomposée de jeunes télégraphistes, championne du Sud-Ouest en 1933, participe au quatrième tour de la Coupe de France. Elle est éliminée par la prestigieuse équipe des Girondins de Bordeaux, en 1937. Le deuxième conflit mondial va ralentir la progression des activités de l’ASPTT, toute fois, en 1941, sous l’impulsion de François DACHARRY, de nouvelles sections voient le jour, le volley, la gymnastique, l’éducation physique, le hand ball, l’escrime et le basket dont l’équipe remporte le premier titre départemental en 1943.
Après le guerre, en patinage, Paulette NAUGE va symboliser lé réussite du sport féminin. Elle s’entraîne comme les garçons, notamment avec SERVAN et CHIEZE et remporte dix titres nationaux de patinage à roulettes sur piste et sur route. Elle établit en outre deux records du monde sur 200m route.
En rink-hockey, l’équipe commandée par lucien GONZALO est cinq fois championne de France avec un doublé en 1946 et 47. Elle participe à la Coupe d’Europe en Suisse en 49. Hockeyeur exceptionnel, Lucien GONZALO, capitaine de l’équipe de France et d’Europe a participé, lui à quatre championnats du monde, vice-président de l’ASPTT, il assure trente ans de présence au club.
1946 et 1947, voit également un doublé pour les cyclistes. BERTON, LATORRE, BRAMARD, DEMANNES, MICAS, JOULIN, PAILLER et TARIS, remportent le titre tant convoyé de champions de France des Sociétés sur route.
Grâce à ses succès en tous genres, le club affirme sa place prédominante au niveau national. En 1950, c’est la consécration, il se voit attribué le Trophée de Meilleur Club de France, un trophée remis par Marcel OGER, rédacteur en chef du journal l’Equipe, en présence de Jacques CHABAN DELMAS qui connaît parfaitement le club bordelais. Le Maire de Bordeaux, fine raquette participe en effet régulièrement aux tournois de tennis organisés par le club. Cette période est particulièremet faste et ces disciplines poursuivent leur développement.
Au plan sportif, la décennie apporte bien des satisfactions avec la lutte, tout d’abord, qui voit son meilleur représentant Antoine MERLE accumuler les titres. Huit natinaux, seize régionaux, une victoire aux jeux méditerranéens et deux participations aux Jeux Olympiques à londres en 1948 et Helsinki en 52.
L’equipe senior de volley-ball accède pour sa part à la deuxième division nationale en 1953. En 1958, c’est au tour de l’équipe de basket de se distinguer, elle se qualifie pour l’excellence nationale. Cette même année, la pelote basque est également à l’honneur, ses deux chefs de file, Léon ETCHART et Pierre ETCHELECOU représentent la France aux Championnats du Monde de Biarritz.
Les marcheurs enfin, se sont également illustrés à l’image de Georges ATTANE, plusieurs fois champion de France et vainqueur des Jeux Méditerranéens en 1959.
Ces résultats récompensent le dynamisme de deux garnds dirigeants : Henri LEQUESNE, Président du club de 1948 à 1958 et Roger LAMARQUE, Secrétaire Général. Tous deux ont su donner une impulsion aux équipements nécessaires au développement du club. Avec le financement des adhérents, l’ASPTT se dote de son premier terrain de sport à Caudéran en 1952. Stage qui porte d’ailleurs le nom du Président Henri LEQUESNE. En 1964, une salle omnisports y est également édifiée, elle porte le nom de Roger LAMARQUE. Il faut dire que ce dernier a officié au poste de Secrétaire Général pendant 27 ans !
L’éclosion des jeunes talents en athlétisme va donner une nouvelle dimension à l’ASPTT durant la deuxième moitié du siècle, principalement sous la houlette de Roger GRANGE, coureur de 5.000 et de 10.000m, à la grande époque d’Alain MIMOUN. A la tête d’un noyau comprenant notamment André NOIROT, il va dynamiser la section et surtout préparer sa reconversion comme entraîneur. Au début des années 60, le travail qu’il effectue avec Monique NOIROT porte très vite ses fruits, quatre titres nationaux, cinq records de france, une médaille de bronze aux championnats d’europe, une demi-finale aux jeux olympiques de mexico, des résultats qui sont amplifiés par le développement de la télévision. Neuf fois champion de France, champion d’Europe en salle sur 800m, deux participations aux Jeux Olympiques, à Munick et Montréal, Francis GONZALEZ sera ensuite le premier d’une longue lignée d’athlètes de haut-niveau.
A la fin des années 70, un autre Francis DEMARTHON, prend la relève mais sur 400m avec six titres nationaux, une victoire aux jeux Méditerranéens à Split, une médaille de bronze d’Europe en 1978 et une paticipation aux Jeux de Moscou en 80 avec qualification pour la finale du 4 fois 400. Le pamarès de l’ASPTT n’en fini pas de s’allonger. Dans le même temps, les disciplines de détente et de loisirs se développent, le club est obligé de s’agrandir, avec le Complexe Sportif de LIRET à Pessac et la Plaine des Jeux à Martignas. Et ce n’est pas fini, de nouveaux talents éclatent encore.
En athlétisme, Roger GRANGE sévit toujours ! Cette fois c’est Olivier NOIROT, le fils d’André et de Monique qu’il mène à la victoire. Cinq titres de champion de France, trente sélections internationales et à Dijon en 1991, un superbe Record de France du 400m qui a tenu 10 ans avant d’être battu par Marc RAQUIL en 2001. En 1991, Olivier va remporter à Athènes, la finale des Jeux Méditerranéens. En trente ans, Roger GRANGE aura permis aux athlètes qu’il a entraîné de donner à l’ASPTT quarante quatre titres nationaux, vingt trois records de France et trente sept sélections pour les grands rendez-vous européens, mondiaux ou olympiques.
Les année 90, c’est enfin la décennie des grandes organistations. En 92, c’est d’abord le passage de la flamme olympique en route pour les Jeux Olympiques d’hiver à Alberville. Toutes les sections de l’ASPTT escortent la flamme dans la traversée du département. C’est aussi l’organisation annuelle du semi-marathon qui regroupe aujourd’hui plus de 4.000 participants dans les rues de Bordeaux. Et puis en 1995, va également voir éclore une nouvelle vague de champions dans le vent.
Mais alors que l’ASPTT fêtait son centenaire, plus que jamais elle était tournée vers l’avenir. Elle comptait en 1998 trente et une sections, deux cent cinquante dirigeants, cent quatre vingt éducateurs et entraîneurs. Georges SUBIRANA en était le Président Général, tandis que Robert LAFITTE avec vingt huit ans de bons et loyaux services au poste de Secrétaire Général, établissait un record de longévité et d’efficacité qui ne sera pas prêt d’être égalé !
La fin des années 90 est marqué par le double titre de Champion du monde de Finn, dériveur en solitaire, (1993 et 1996) de Philippe PRESTI et par sa sélection aux Jeux Olympiques d’Atlanta et de Sydney 2000 en soling. Le deuxième millénaire marque un tournant dans la vie du club. Avec l’évolution économique et sociale, l’administration des PTT a disparu. Il existe désormais deux entreprises distinctes et différentes l’une de lautre : La Poste et France Télécom. Chacune a sa propre image, son coeur de métier bien particulier et donc une approche de son secteur social bien spécifique. Le retrait de France Télécom amorce  le processus d’ouverture du club sur l’extérieur avec l’accueil du tout public et joue son rôle de club OUVERT à TOUS ! La Poste, elle, confie à l’ASPTT la gestion du Guichet Sport. Le sigle ASPTT devient une marque à part entière. Son écriture ne doit plus être déformée. Ses interprétations du type : A.S.P.T.T ou association sportive des PTT n’ont plus de sens. Un nouveau logo apparaît, le sigle ASPTT ne peux plus désormais se décomposer.
En mai 2005 l’Union des ASPTT fête ses 60 ans et donne naissance à la Fédération Sportive des ASPTT. En 2008, l’ASPTT Bordeaux doyenne des ASPTT de France et d’Outre mer fête son 110ème anniversaire, compte plus de 3.000 adhérents et reste très présente dans le paysage sportif bordelais.